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Le moins que l’on puisse dire, c’est que les trois années qui viennent de s’écouler ont mis les marchés à rude épreuve. Alors que l’Europe peinait déjà à générer de la croissance, les crises sociale (Gilets Jaunes), sanitaire (crise Covid), et désormais géopolitique (conflit en Ukraine), sont venues peser tour à tour sur les épaules des acteurs économiques.

Sous pression inflationniste (car surtout qualifiée dans les services), l’Union européenne réalise avec le conflit russo-ukrainien toute l’étendue de sa dépendance vis-à-vis d’autres nations, mieux pourvues en ressources énergétiques et alimentaires, ainsi qu’en capacité de production industrielle.

Alors que nous étions nombreux à moquer les politiques protectionnistes mises en place outre-Atlantique, des thèmes comme l’indépendance et l’autosuffisance se sont faits plus concrets et plus attrayants.

Quoiqu’il en soit, les tensions actuelles sur les matières premières, l’énergie et les produits alimentaires (déjà à l’œuvre durant la crise sanitaire, et renforcées par la crise ukrainienne) se répercutent inévitablement sur les marchés, et a fortiori sur les entreprises.

Mal informées et peu préparées, nombre d’entre elles ont largement minimisé le risque de change dû au stress sur les marchés, et en paient aujourd’hui les conséquences sur leurs budgets et leurs marges.

Des conséquences bien réelles pour les entreprises

Si les évènements cités précédemment (Gilets Jaunes, Covid, guerre en Ukraine) revêtent bien sûr un caractère exceptionnel, et qu’il était plus que complexe de les anticiper, ils ont néanmoins le « mérite » de mettre en valeur une tendance lourde chez les entreprises vis-à-vis du risque de change : celle de minimiser les risques potentiels.

Combien de trésoriers et de directeurs financiers ont misé sur des couvertures désactivantes avant de se retrouver véritablement « scotchés » au marché ces derniers mois ?

Si une entreprise anticipe un taux de 1,20, mais n’obtient finalement qu’un taux de 1,09, les pertes peuvent être colossales… Et pour cause, sur un contrat de 5 millions d’euros, une telle variation du taux de change peut représenter 550 000€ pour l’entreprise, soit plus de 300 SMIC !

Généralement, c’est au cœur de ces dynamiques de tensions que les acteurs économiques constatent leur manque de préparation et réalisent qu’il serait temps d’agir. Mais, il est souvent déjà trop tard…

Quant à l’autre réaction (assez classique chez les entreprises françaises) consistant à attendre une solution providentielle de l’État, c’est là encore une illusion.

Face aux imprévus, ne plus être dans la réaction

En étant mal équipées et en ayant mal anticipé les risques potentiels du marché, les entreprises se placent en position de réaction vis-à-vis des événements macro-économiques. Une position forcément stressante, qui ne permet aucunement de prendre des décisions rationnelles et avisées quant à sa couverture de change. Prendre du recul afin d’être plus froid dans sa prise de décision est essentiel pour faire face aux difficultés actuelles.

Il s’agit alors de trouver un juste milieu entre l’attention portée aux anticipations relayées par les institutions financières (qui valent généralement autant que des prédictions faites à la boule de cristal) et une véritable organisation structurée permettant de sauvegarder au maximum sa marge et son budget. Le tout, en évitant l’écueil dans lequel nombre de sociétés tombent encore : vouloir spéculer sur le marché afin de profiter des tensions actuelles.

En digitalisant son organisation efficacement (pour s’épargner le boulet Excel) et en évoluant dans un environnement méthodique, l’entreprise se donne toutes les chances pour faire la part des choses et optimiser sa stratégie au mieux.

Si se couvrir systématiquement n’est pas non plus une solution viable, inclure des scénarios « au pire » et « au mieux » permet de se protéger quelles que soient les conditions du marché, et de se projeter plus sereinement dans l’avenir. L’action, plutôt que la réaction ! Par ailleurs, n’hésitez pas à tester vos compétences, quel gestionnaire de risque de change êtes-vous ?

Non, les énormes pertes de budget dues à une variation inattendue des taux de change, cela n’arrive pas qu’aux autres. Contre les réactions émotionnelles, qui consistent à suivre les prévisions hasardeuses des banques, ou à tenter de battre le marché en spéculant, mieux vaut garder la tête froide et adopter une stratégie rationnelle et méthodique.

Pour en savoir plus sur les conséquences très concrètes des tensions économiques actuelles sur les entreprises, n’hésitez pas à suivre notre webinaire Relation Ukraine / Russie : Quelles conséquences pour le marché des changes ?  spécialement dédié à cette thématique, le mercredi 20 avril 2022 !

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